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Je suis Fassbinder

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JE SUIS FASSBINDER
Texte de Falk Richter, mise en scène et conception par le Groupe Merci, Solange Oswald et Joël Fessel

Dans Je suis Fassbinder il est question de l’artiste et de son engagement critique face à son temps.
Mais que voudrais dire « être Fassbinder » aujourd’hui ? Est-ce encore possible d’incarner par l’art le combat violemment critique qu’il porta ? Le courage de l’artiste existe-t’il encore, sous quelle forme ?
Je suis Fassbinder : un regard braqué à bout portant sur les artistes, la politique de l’Allemagne, de la France et de notre su chère Europe.

Depuis 1996, le Groupe Merci invente des îlots pour s’exposer aux questions qui maintiennent éveillés. Des îlots pour faire un peu naufrage un moment au milieu du chaos. Des îlots pour ne pas faire totalement naufrage tout seul dans le noir sans rien à partager avec personne.
Pour la troupe, menée par Solange Oswald metteur en scène et par Joël Fesel plasticien scénographe, ce qui est central c’est la question de la place du spectateur. Il s’agit pour eux de faire surgir l’acte de jouer et de dire, des espaces autres pour voir et pour écouter autrement (hors les murs, déambulatoire, immersif…)
Un théâtre politique de l’intranquillité.

Le mot du Babel
Le Groupe Merci, compagnie toulousaine, c’est une aventure théâtrale hors des sentiers battus, une expérience toujours intense pour le public (« La Mastication des morts » sur 14/18, « Eurpoéana » sur l’histoire du XXé, « Le génie du proxénétisme », « Trust » de Falk Richter déjà). Lorsque son chemin croise celui d’un texte sur un artiste hors norme et sans concession comme Fassbinder, on ne peut que vouloir s’y arrêter aussi.

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Là (BUS)

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LA
Baro d’Evel Compagnie

à partir de 7 ans

« Au commencement, il y aurait le geste réduit à l’essentiel : deux corps, deux genres, deux couleurs, deux dimensions, deux règnes, une même solitude, le même désir tenace que ça continue et que ça recommence. La même envie profonde de se laisser transformer par l’autre, déplacer par l’autre. Comme si tout n’existait que d’être troublé ou traversé. Il y aurait deux humains et un corbeau pie s’embarquant les uns les autres dans un drôle de ballet sensible et poétique, où chaque corps fait trace, où chaque histoire s’écrit. Premier volet d’un diptyque, Là est un prologue, un geste brut et nu qui circule entre corps et voix, entre rythmes et portés, entre chute et élan. Rien ne s’y fixe, rien ne s’y installe, tout s’y laisse dévaler. Avant-poste de Falaise, cette première pièce donne à voir cette langue sans mot ni arrêt qui se déroule sous nos vies. Elle retourne comme un gant l’espace du dedans et nous invite à nous observer dans la surface changeante que nous tendent nos gestes. Zoomant sur le présent de l’ici et maintenant, revisite nos gestes ignorés, nos mouvements impulsifs, ceux de la saccade, ceux du spasme ou du cri, ceux de la vie n’importe comment, ceux de la vie à tout prix. »
Baro d’Evel

Spectacle présenté au festival Montpellier Danse en juin 2018.

Le mot du Babel
L’expérience du spectacle Bestias, donné sous chapiteau en 2016 par Baro d’Evel, fût, pour toute l’équipe venue avec les Transports Culturels, si intense, si émouvante, si surprenante, si magique… que nous voulons repartir encore avec cette formule plus petite, plus simple où l’OISEAU qui nous avait tant émerveillés, sera au centre de leur poésie.

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Retour à Reims

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RETOUR A REIMS

texte de Didier Eribon,
mise en scène de Thomas Ostermeier

avec Irène Jacob, Cédric Eeckhout et Blade Mc Alimbaye

Après une création anglaise, puis une création allemande à la Schaubühne en 2017, Thomas Ostermeier recrée Retour à Reims, en français, avec Irène Jacob, d’après le célèbre essai de Didier Eribon.

Dans Retour à Reims, Irène Jacob joue le rôle d’une comédienne engagée pour faire la voix off d’un film. On la voit dans un studio d’enregistrement, fidèlement reproduit : murs tapissés, cabine technique, grand écran, micros, et l’indispensable machine à café. D’abord, elle est seule, et révise son texte. Puis arrivent le réalisateur et l’ingénieur du son De sa voix merveilleuse, Irêne Jacob lit des extraits de Retour à Reims, tandis qu’est projeté un film tourné par Sébastien Dupouey et Thomas Ostermeier, qui ont convaincu Didier Eribon de faire devant la caméra ce qu’il raconte dans son livre : retourner à Reims. Grâce à ce dispositif de doublage, le metteur en scène interroge à son tour les rapports entre biographie, art et représentation sociale et aussi l’histoire récente de la politique européenne, de la disparition de la gauche à la montée des populismes.

Les questions du déterminisme social et de la honte souterraine des origines résonnent particulièrement dans cet essai important de Didier Eribon.

Un électrochoc en grâce et subtilité.

Le Mot du Babel
Voir une mise en scène de Thomas Ostermeier est une expérience théâtrale qu’il fait avoir vécue. Son Othello en 2012 au TNT, nous avait donné le frisson.

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Tristesse et joie dans la vie des girafes (BUS)

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TRISTESSE ET JOIE DANS LA VIE DES GIRAFES
Texte de Tiago Rodrigues, mise en scène de Thomas Quillardet/ Compagnie 8 avril

Thomas Quillardet monte le voyage initiatique de Girafe, petite fille de 9 ans, une fable imaginée par Tiago Rodrigues dans les rues de Lisbonne en crise.

C’est à un voyage singulier que nous convie Girafe, un voyage à hauteur d’enfant qui cherche à comprendre le monde et à le corriger grâce à ses infinies capacités d’imagination. A la manière de Mowgli découvrant la jungle ou d’Alice explorant le Pays des merveilles, la petite Girafe,  ainsi nommée par sa maman qu’ elle vient de perdre, à cause de sa grande taille, s’aventure dans un voyage initiatique riche en rebondissements et en rencontres fantastiques. Grande ou petite, optimiste ou pessimiste, il n’est pas facile pour une enfant, ni d’ailleurs pour un adulte, de savoir comment regarder le monde, lorsqu’on constate qu’il ne tourne pas rond. Ponctuée de trouvailles scéniques, de jeux d’ombres et d’échelles, la mise en scène concrétise à merveille les enjeux, dans un monde pétri d’oppositions entre joie et tristesse.

Les comédiens Maloue Fourdrinier, Marc Berman, Christophe Garcia, Jean-Toussaint Bernard forment une équipe irrésistible.

Véritablement un spectacle tout public, parce qu’en fin de compte il faut bien avouer qu’on grandit à tout âge…

Le mot du Babel
On AIME Tiago Rodrigues :  sa finesse d’esprit, son humour, sa passion pour les mots, les langues et les personnages littéraires. Alors, une occasion de le découvrir en jeune public, ça ne se rate pas !

APRES-MIDI LIBRE DANS TOULOUSE, arrivée à 16h, rendez-vous au Théâtre à 19h30 (retour sur St-Antonin vers 22h)

 

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Timon d’Athènes

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TIMON D’ATHENES
Texte de William Shakespeare, mise en scène du collectif de Roovers

De la philanthropie à la misanthropie il n’y a qu’un pas ? Peut-être. C’est ce que questionne le collectif de Roovers à travers Timon d’Athènes de William Shakespeare. Riche notable athénien, Timon fait preuve d’une générosité infinie. Malgré les avertissements de son intendant, il finit par se ruiner. Pour payer ses dettes, il fait appel en vain à ceux qu’il a entretenus et comblés. Désabusé, il se retire loin de tout et de tous.
De Roovers l’adapte en une parabole noire qui interroge les dérives du système capitaliste et matérialiste. À travers ces figures archétypales et cyniques, c’est notre rapport à l’autre en temps de crise qui est questionné.

Le mot du Babel
Nous avons apprécié le collectif de Roovers l’an dernier dans « Infidèles », monté avec le Tg STAN. Ils partagent le même enthousiasme pour les textes et la même énergie de l’interprétation. De Roovers, c’est un jeu libre et vivifiant, c’est une légèreté qui vient tempérer la gravité du sujet, c’est la promesse d’une création rythmée, décadente et follement esthétique.

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Les Démons (COMPLET – Liste d’attente)

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LES DEMONS
(Inscrivez-vous en liste d’attente, avec un chèque séparé, les désistements sont fréquents)

d’après Fédor Dostoïevski, adaptation et mise en scène de Sylvain Creuzevault

spectacle en coproduction avec le Théâtre Garonne

Dostoïevski avait d’abord conçu Les Démons comme une oeuvre de dénonciation et de combat, mais son génie visionnaire l’emporta. Ce qui aurait pu n’être qu’une satire politique devint ainsi un chef-d’oeuvre d’écriture plurielle, à la fois feuilleton au long cours et plongée hallucinée dans les ténèbres intérieures. Pour donner corps à cette tension, Sylvain Creuzevault et ses amis resteront fidèles à leur processus de création : s’imprégner de connaissances, s’approprier la masse textuelle, puis « improviser, encore et toujours, jusqu’au moment où le spectacle apparaît. »

Sylvain Creuzevault sur France Inter à propos des Démons :
https://www.franceinter.fr/emissions/l-heure-bleue/l-heure-bleue-21-septembre-2018

Le mot du Babel
Depuis notre découverte du travail de Sylvain Creuzevault et de son équipe dans « Notre Terreur » sur le Comité de Salut Public de la Révolution, en 2010/2011, nous suivons avec impatience tout ce que lui, sa troupe, et ses acolytes proposent, car ils mêlent tant de talents (jeu d’acteur, chant lyrique, danse, burlesque…) avec tant d’intensité, tout en s’attaquant à des sujets historiques et politiques très forts, qu’ils ne nous ont jamais déçus.

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